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Galerie Phare, le règne discret de Jean Perzel

Allée 4, stand 12. La Galerie Phare a fait des luminaires de Jean Perzel son sujet unique. Récit d'une obsession devenue référence.

Camille Pradier-Jeauneau · 22 mai 2026 · 7 min de lecture

Galerie Phare, le règne discret de Jean Perzel

Au début, la Galerie Phare présentait un peu de tout — Art déco, Modernisme, quelques pièces italiennes des années cinquante. Puis, en 2011, ses fondateurs ont acquis une enchère étonnante chez Tajan : sept lampes de Jean Perzel, dont une suspension à quatre cônes opalescents. Ils sont rentrés à Saint-Ouen, ont vidé leur stand, et n'ont plus exposé que cela.

Quinze ans plus tard, c'est devenu la référence parisienne sur Perzel. Les collectionneurs viennent du Japon, de New York, de Mexico. La galerie tient à jour un fichier de plus de six cents pièces passées entre ses mains, photographies à l'appui. Quand un nouveau modèle apparaît, il est confronté à cette archive, et son authenticité s'établit ou se discute.

Détail d'une suspension Perzel à quatre cônes opalescents — modèle n° 322 de 1934.
Détail d'une suspension Perzel à quatre cônes opalescents — modèle n° 322 de 1934.

Leur sélection actuelle compte une vingtaine de pièces, presque toutes signées et numérotées. Une suspension n° 322 de 1934, une lampe de bureau en bronze patiné, deux appliques que l'on dit conçues pour l'hôtel particulier d'un industriel lyonnais. Aucun prix n'est affiché. « Si vous demandez, dit l'un des fondateurs, c'est que vous savez déjà. »

Vue d'ensemble du stand, Allée 4, stand 12.
Vue d'ensemble du stand, Allée 4, stand 12.

L'obsession a-t-elle des limites ? Ils sourient. Peut-être, un jour, élargiront-ils à Mariano Fortuny ou à Pietro Chiesa. Pour l'instant, ils n'ont pas fini de comprendre Perzel.

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